Après une échographie, par exemple, on peut entendre que l’on a un fibrome utérin. Faut-il s’alarmer et existe-t-il des traitements ?
Fibrome utérin : quel traitement ?
Pour rappel, le fibrome utérin est une tumeur bénigne que l’on retrouve sur les muscles de l’utérus. Un fort taux d’œstrogènes ou encore l’hérédité favorisent leur apparition notamment chez les femmes jeunes, lors de leur période d’activité génitale.
Il se caractérise visuellement par une bosse sur la paroi de l’utérus, se trouver à la surface de l’utérus ou encore se développer dans la cavité pelvienne.
Variant donc en termes de localisation ou encore de taille et de nombre, on peut suspecter leur présence si l’on souffre de douleurs pelviennes régulières et parfois intenses ou encore de saignements gynécologiques.
Il faut pourtant savoir que chez certaines femmes, les fibromes passent inaperçus pendant des années et ne se voient qu’à la faveur d’un examen pour d’autres problèmes de santé qui les mettent alors en évidence sans que cela ait forcément de relation de cause à effet.
Outre les saignements, on peut aussi parler de fréquentes envies d’uriner (parce que le ou les fibromes exercent une pression sur la vessie), des épisodes récurrents de constipation ou encore des rapports sexuels douloureux.
Les situations où il faut se faire opérer d’un fibrome utérin
Une fois le diagnostic posé, ce sont les symptômes le plus souvent et la gêne qu’ils occasionnent qui vont orienter le médecin généraliste ou le gynécologique à faire des préconisations en termes de traitement.
Certains peuvent être traités par voie médicamenteuse notamment par le biais de contraceptifs œstro-progestatifs ou des anti-inflammatoires ou on peut procéder à un curetage pour l’enlever quand sa taille et sa localisation le permettent.
Parce qu’un fibrome qui évolue peut engendrer des problèmes de fertilité, une constipation qui devient continue ou des fausses couches, certaines femmes peuvent se voir proposer de les faire enlever.
Parfois, il faut en passer par une hystérectomie, c’est-à-dire l’obligation d’enlever l’utérus, surtout si on soupçonne une tumeur cancéreuse de l’utérus ; que l’on peut parfois confondre avec un fibrome utérin et qui représente 1% seulement des cas.
Cette décision est parfois plus facile à prendre en période de péri ménopause ou de ménopause, quand la femme a déjà eu ses enfants.
Si la femme est jeune et souhaite des enfants, il est possible d’utiliser une autre technique qui consiste en le fait de procéder à l’embolisation de l’artère utérine, avec pour objectif que le fibrome ne soit plus vascularisé par le biais des petites artères qui le nourrissent.
Cela est pourtant sans certitude quant à une possible récidive. Cette intervention qui nécessite une anesthésiant local pour passer par une incision dans la cuisse pour faire monter un cathéter jusqu’à l’artère peut provoquer des douleurs pendant 48 heures qui s’estompent au plus tard dans les 7 jours suivant l’intervention et qui sont tout à fait normales.
On estime pourtant qu’il y a plus de risques de complications qu’avec l’hystérectomie qui est la seule méthode permettant de garantir l’absence de récidive, sachant qu’avec l’utérus, il est également possible d’enlever aussi les ovaires et les trompes de Fallope.
Cette intervention, selon le chirurgien peut s’envisager en concertation avec la patiente par le biais d’une laparoscopie, d’une laparotomie ou en passant par voie vaginale.
Pour conclure, la présence de fibromes utérins peut passer tout à fait inaperçue ou créer des symptômes qui peuvent impacter la qualité de vie.
Ce sont ces mêmes symptômes qui vont pousser un médecin à proposer le meilleur traitement pour sa patiente en tenant compte de sa situation personnelle, de son envie d’enfants ou pas, de son âge et de ses antécédents.
